Mauvaise qualité de l’eau
Les eaux de surface et les eaux souterraines sont essentielles au bon fonctionnement des écosystèmes, au maintien de la biodiversité et aux activités humaines. Elles constituent également une source indispensable d’eau potable pour les populations. Toutefois, cette ressource demeure vulnérable aux différents contaminants et peut se dégrader en fonction des pratiques humaines et de l’aménagement du territoire.
Dans le bassin versant de la rivière Etchemin, la qualité des cours d’eau est généralement bonne. Cependant, plusieurs activités peuvent exercer des pressions sur les milieux aquatiques et compromettre la qualité de l’eau, notamment les activités agricoles, urbaines, industrielles et forestières. La mobilisation des différents acteurs du territoire et l’adoption de bonnes pratiques de gestion de l’eau sont donc essentielles afin de préserver cette ressource à long terme.
Consultez la fiche diagnostique associée à cette problématique pour avoir un portrait détaillé de la qualité des eaux de surface et souterraines des différents plans d’eau principaux du bassin versant de la rivière Etchemin.
Il est toutefois possible de réduire les impacts associés à ces différentes sources de pollution par l’adoption de pratiques plus durables et écoresponsables. La protection et la restauration des bandes riveraines, une meilleure gestion des sols et des eaux de ruissellement, l’amélioration des pratiques agricoles et urbaines ainsi qu’un suivi régulier de la qualité de l’eau constituent autant de moyens permettant de préserver cette ressource essentielle.
Par ses différentes actions et ses projets, l’OBV Etchemin travaille en collaboration avec les municipalités, les producteurs agricoles, les organisations et les citoyens afin d’améliorer les connaissances, de réduire les sources de pollution et de favoriser une gestion durable de l’eau sur l’ensemble du bassin versant de la rivière Etchemin.
Plusieurs indicateurs permettent d’assurer un suivi régulier de l’état des eaux de surface et souterraines du bassin versant, notamment :
L’Indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) ;
L’Indice Diatomées de l’Est du Canada (IDEC) ;
L’Indice de santé des communautés de macroinvertébrés benthiques (ISB) ;
Les inventaires d’espèces de poissons sensibles à la pollution, notamment par l’unité de pêche électrique (UPE).
La dégradation de la qualité de l’eau peut avoir plusieurs conséquences comme entraîner un déséquilibre des milieux aquatiques, une diminution de la biodiversité, la prolifération plus fréquente de cyanobactéries ainsi que la contamination des sources d’eau potable. Elle peut également limiter certaines activités récréatives, comme la baignade, la navigation ou la pêche, et augmenter les coûts associés au traitement de l’eau.
Les sources de contamination peuvent être diffuses ou ponctuelles.
La pollution diffuse provient de plusieurs sources réparties sur le territoire, comme le ruissellement agricole et urbain, l’érosion des sols, l’utilisation d’engrais ou de pesticides et certaines pratiques liées à l’aménagement du territoire.
La pollution ponctuelle, quant à elle, provient d’une source précise et identifiable, comme une installation septique déficiente, un rejet industriel, un débordement d’égout ou un déversement accidentel.
Plusieurs autres facteurs peuvent également contribuer à la dégradation de la qualité de l’eau, notamment les terrains contaminés, la dévégétalisation des bandes riveraines, l’imperméabilisation des sols ainsi que le ruissellement provenant des routes et des travaux de voirie.