Caractérisation des bandes riveraines du lac O’Neil | 2017
Mise en contexte
Le lac O’Neil, situé à Frampton dans la MRC de La Nouvelle-Beauce, est un lac privé de villégiature entouré d’environ 35 résidences. Son bassin versant, d’une superficie de 0,78 km², est principalement forestier. Le lac avait connu un épisode de cyanobactéries en 2009 et les données recueillies dans le cadre du Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) entre 2015 et 2016 indiquaient une augmentation des concentrations de phosphore. Le lac présentait alors un état trophique situé entre les stades oligotrophe et mésotrophe, ce qui soulevait des préoccupations quant à son vieillissement prématuré et à son eutrophisation.
Une première caractérisation des rives avait été réalisée en 2009. Afin de mettre à jour ce portrait et d’évaluer l’évolution des pratiques riveraines à la suite des efforts de sensibilisation et de réglementation, le Club du lac O’Neil a mandaté l’OBV Etchemin pour réaliser une nouvelle caractérisation en 2017.
Résumé
À l’été 2017, l’OBV Etchemin a réalisé une caractérisation complète des bandes riveraines du lac O’Neil, couvrant l’ensemble de son périmètre, soit environ 2 535 m de rives. L’inventaire a été effectué selon le protocole de caractérisation des bandes riveraines du MDDELCC, sur une profondeur de 15 m à partir de la ligne des hautes eaux.
La démarche a permis de délimiter les zones homogènes et de documenter l’utilisation du sol, la proportion de végétation naturelle, les différents types d’aménagement ainsi que les signes de dégradation du rivage. La caractérisation a été réalisée par l’organisme avec la participation de neuf membres du Club du lac O’Neil. Les données ont ensuite été compilées et cartographiées afin de dresser un portrait global de l’état des bandes riveraines et de cibler les secteurs nécessitant des interventions.
Objectifs
Dresser un portrait actualisé de l’état des bandes riveraines du lac O’Neil ;
Décrire et localiser les différentes utilisations du sol et les types d’aménagement présents autour du lac ;
Évaluer la proportion de végétation naturelle dans les bandes riveraines ;
Identifier les secteurs présentant des signes de dégradation, notamment les murets, remblais, sols dénudés et foyers d’érosion ;
Évaluer le degré de transformation des rives depuis la caractérisation réalisée en 2009 ;
Identifier les secteurs prioritaires et formuler des recommandations visant la protection et la renaturalisation des bandes riveraines.
Bilan
La caractérisation a permis de dresser un portrait détaillé de l’ensemble des rives du lac O’Neil. Les principaux résultats sont les suivants :
2 535 m de rives ont été caractérisés, soit la totalité du périmètre du lac ;
34,3 % des rives sont demeurées à l’état naturel, tandis que 65,7 % sont occupées par des zones habitées ;
À l’échelle de l’ensemble du lac, 45,6 % des bandes riveraines sont de classe A, soit avec au moins 80 % de végétation naturelle ;
Dans les secteurs habités, seulement 17,3 % des bandes riveraines atteignent la classe A ;
Près de 75 % des bandes riveraines en zones habitées présentent moins de 40 % de végétation naturelle ;
59,5 % des bandes riveraines habitées sont de classe E, avec moins de 20 % de végétation naturelle ;
Dans les zones habitées, la bande riveraine est principalement composée de végétation ornementale (50,7 %), suivie de la végétation naturelle (27,5 %) et des matériaux inertes (21,8 %) ;
Malgré la faible qualité végétale de plusieurs secteurs, 85,6 % du rivage est considéré comme non perturbé ou sans structure. Les murets, remblais, sols dénudés et foyers d’érosion occupent environ 15 % du rivage.
Municipalités concernées