Étude de faisabilité du démantèlement d’un barrage sur le ruisseau Fourchette | 2020
Mise en contexte
Le barrage Longchamp a été construit en 1923 sur le ruisseau Fourchette, à Saint-Isidore, afin d’alimenter un moulin. Depuis l’incendie du moulin en 1968, l’ouvrage n’a plus d’utilité économique ou énergétique. Déjà fortement détérioré par un bris majeur lors de l’ouragan Irène en 2011, le barrage demeure toutefois un obstacle à la libre circulation des poissons et perturbe le fonctionnement naturel du cours d’eau.
Bris du barrage Longchamp à Saint-Isidore, sur le Ruisseau Fourchette.
Résumé du projet
Réalisée en collaboration avec l’Université Laval, l’étude a permis d’évaluer la faisabilité du démantèlement du barrage Longchamp et ses effets potentiels sur le milieu naturel et humain. Le barrage et son environnement ont été caractérisés, notamment en ce qui concerne les poissons, les sédiments, la qualité de l’eau, les berges et les plantes envahissantes.
Différents scénarios ont ensuite été comparés : maintien du barrage, installation d’une passe à poissons, arasement complet, abaissement partiel et désobstruction d’une conduite existante.
Objectifs
Évaluer les impacts environnementaux liés à la présence du barrage Longchamp ;
Caractériser le barrage et le milieu environnant ;
Évaluer les effets potentiels d’un démantèlement ;
Comparer différents scénarios pour l’avenir du barrage ;
Identifier la solution permettant de restaurer au mieux la continuité écologique du ruisseau Fourchette ;
Documenter les enjeux liés à la circulation des poissons, au transport des sédiments, à l’hydrologie et à la morphologie du cours d’eau.
Bilan
Une différence importante de diversité de poissons a été observée entre l’amont et l’aval du barrage ;
Le barrage constitue un obstacle à la libre circulation des espèces aquatiques ;
La présence de l’ouvrage perturbe le transit des sédiments ainsi que l’hydrologie et la morphologie du ruisseau ;
Les sédiments accumulés dans la retenue sont en quantité suffisamment faible pour ne pas représenter un enjeu majeur lors d’un éventuel démantèlement ;
Des concentrations importantes de phosphore ont été détectées dans le cours d’eau, principalement associées aux activités agricoles du secteur ;
L’étude a conclu que l’arasement complet du barrage serait le scénario le plus bénéfique pour l’environnement, puisqu’il permettrait de rétablir la circulation des poissons et des sédiments ainsi que les conditions naturelles d’écoulement du ruisseau ;
Malgré un coût initial plus élevé, l’arasement éliminerait également les risques liés à la détérioration et à l’effondrement éventuel de l’ouvrage et limiterait les coûts d’entretien à long terme ;
L’étude recommande de poursuivre les démarches avant une intervention, notamment pour préciser les coûts et approfondir certains aspects comme la qualité des sédiments et la qualité de l’eau.
Pour plus de détails sur la caractérisation du barrage, l’analyse des scénarios et les recommandations, consulter le rapport final.
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