Étude hydrogéomorphologique du bassin versant du ruisseau Mailhot pour la recherche de solutions aux entretiens récurrents | 2024
Mise en contexte
La municipalité de Lac-Etchemin a fait face à une problématique d'inondations et de drainage nécessitant des entretiens récurrents (dragage mécanique tous les 2 à 3 ans, retrait manuel des débris) à l'endroit où le cours d'eau Mailhot est canalisé. Une grande quantité de sédiments (charge de fond comme les graviers et les sables grossiers) s'accumule à l'entrée du ponceau, près du croisement de la route des Sommets et de la route 277, obstruant l'infrastructure lors des crues. Cette situation a par le passé provoqué des bris et des inondations importantes en aval, notamment en 1992 et 2003.
Le projet
L'étude a pour objectif de comprendre les causes des dépôts sédimentaires afin de proposer des pistes de solutions durables à la source pour réduire la fréquence des opérations de dragage.
Bilan du projet
Analyse du bassin versant du Ruisseau Mailhot
Le ruisseau Mailhot : A été privé de 67 % de sa superficie de drainage historique (détournée vers le Lac Caribou). Sa morphologie est donc trop large pour ses débits actuels, ce qui engendre de faibles vitesses d'écoulement et peu d'érosion ; il n'est pas la source principale du problème.
La branche ouest : C'est un cours d'eau artificiel et rectifié qui a récupéré 81,7 % d'une aire de drainage qui ne s'y déversait pas à l'origine. Ce chenal est en quête d'équilibre morphologique, ce qui provoque une forte érosion (incision et élargissement du lit). C'est la branche ouest qui est le principal responsable des apports sédimentaires problématiques à la canalisation.
À la suite d'une concertation avec le responsable des travaux publics de la municipalité, les recommandations et actions choisies sont :
Aménagement de structures de bois ancrées : Installation de rondins transversaux (retenus par des pieux de cèdre) dans la branche ouest. Ces aménagements d'ingénierie biologique (« low-tech ») recréent des zones de faibles vitesses pour forcer le dépôt des sédiments en amont de manière naturelle, tout en améliorant la biodiversité et la résilience climatique du cours d'eau.
Exemple de structure de Low tech avant et après les travaux
Stabilisation des points de rupture : Intervention prioritaire sur les zones de chutes/ravinement actifs (points A et B de la branche ouest) et maintien de l'enrochement du ponceau (point E du ruisseau Mailhot) pour éviter qu'une vague d'érosion régressive ne libère massivement de nouveaux sédiments.
Solution écartée : L'idée de creuser un fossé de dérivation pour restituer une partie des débits de la branche ouest vers le ruisseau Mailhot a été mise de côté en raison des coûts, de la complexité de mise en œuvre et de la présence d'une canalisation d'eau souterraine de la ville.
Partenaires
Municipalités concernées