Renouée du Japon

Origine et habitat

Originaire d’Asie, la renouée du Japon (Reynoutria japonica) a été introduite en Amérique du Nord au 19e siècle à des fins ornementales. Sa facilité de propagation, sa croissance rapide, ses grandes feuilles et ses jolies fleurs blanches font d’elle une espèce de choix pour la création de haies et aussi l’une des 100 pires espèces envahissantes de la planète.

La renouée du Japon préfère les milieux ouverts et ensoleillés, mais peut s’établir dans un milieu ombragé. Elle se retrouve particulièrement dans les lieux suivants :

  • Les milieux riverains ;

  • Les milieux humides ;

  • Les talus des routes et des voies ferrées ;

  • Les friches ;

  • Les rives.

Propagation

Les colonies de la renouée japonsaise sont capables de prendre de l’expansion rapidement. En termes de reproduction, la renouée du Japon se propage essentiellement de manière végétative : un minuscule fragment de tige ou de rhizome (tige souterraine) peut donner naissance à un nouveau plant. Il suffit d’un seul centimètre de rhizome pour recréer une nouvelle colonie ! Le long des plans d’eau et des fossés, les fragments de plantes peuvent être transportés par le courant, favorisant ainsi leur propagation.

Les tiges aériennes produisent à leur base des bourgeons hivernaux souterrains qui éclosent au printemps suivant pour former de nouvelles pousses aériennes. La vitesse de croissance des tiges est très rapide, pouvant atteinte jusqu’à 8 cm par jour ! Les racines produisent des composés toxiques qui affaiblissent ses concurrents végétaux. La renouée du Japon est donc très compétitive.

Il est important de ne pas planter de renouée du Japon dans son jardin et de signaler sa présence, car l’éradication de cette plante est très complexe. Plusieurs méthodes manuelles et mécaniques sont utilisées pour s’en débarrasser telles que la coupe répétée, l’arrachage manuel ou mécanique des racines et rhizomes, et le bâchage. Pour une gestion durable, il est important de végétaliser les espaces dénudés après éradication avec des espèces indigènes.

Conséquences

Cette plante élimine sur son passage les espèces indigènes présentes, participant ainsi à l’appauvrissement de la diversité biologique et menaçant l’intégrité et l’équilibre des écosystèmes. Elle favorise leur érosion, limitant l’accès au cours d’eau et modifiant les bandes riveraines, ce qui peut augmenter les effets et risques d’inondations. En milieu urbain, ses racines sont capables de percer l’asphalte.

Résultats

Au cours de l’année 2017, Madame Roxanne Bertrand, étudiante à l’Université Laval, a procédé à l’identification des colonies de renouée du Japon présentes sur les rives de la rivière Etchemin par photo‑interprétation. Cette approche repose sur l’analyse d’orthophotographies et d’images satellitaires afin de détecter les variations de texture associées à la présence de cette espèce envahissante. Son travail a permis de recenser 121 colonies établies le long de la rivière. À la suite de cette étude, l’OBV Etchemin a réalisé une validation terrain en 2021 visant à confirmer la quasi‑totalité de l’inventaire de 2018. Les caractérisations effectuées ont permis de conclure que l’ensemble des colonies ont connu une expansion depuis 2018. 


Municipalités concernées

Jean-François Guérard

Niveau 5, création et gestion, image corporative et publicitaire, site web, site internet, logos, dépliant, pochette, papeterie, publicités, journaux, encarts promotionnels, panneaux routiers, campagne zoom, abribus, distribution postale, rapports annuels, menus de restaurant, signalétique, kiosques,  bannières, photographie, campagne d’achat de mots clés, Facebook, stratégies marketing

 

http://www.niveau5.com
Précédent
Précédent

Roseau commun

Suivant
Suivant

Berce du Caucase